Fin de mon blog
Voila plusieurs jours que l'idée d'arreter mon blog me trote dans la tete.
Pourquoi?
Ecrire tout ce que j'avais sur le c½ur m'a beaucoup aidé et grâce à ce blog j'ai rencontré des gens vraiment géniaux qui ont su m'aider et me comprendre.
Mais aujourd'hui j'ai besoin de tourner une page, je me suis rendue compte que jamais je ne m'en sortirai. Je décide donc de vivre avec l'anorexie et la boulimie. De toute facon je n'ai connu que cela.
Alors je vais continuer à jeuner, à criser et à vomir et puis un jour je finirai par mourir d'épuisement. Ce n'est pas de la fatalité, j'ai juste compris que cette maladie était plus forte que moi alors j'ai décidé de l'apprivoiser au lieu de la combattre.
Je sais que je dois en décevoir quelques uns mais c'est ma décision et tant pis si ce n'est pas la bonne.
J'ai trouvé des filles comme moi qui vivent avec cette maladie, elles m'ont comprise et elles vont m'aider.
Je sais pertinemment ce que pensent les gens des pro-ana mais j'ai trouvé mon équilibre dans cette facon de vivre. Les gens jugent toujours trop vite...
Ma tete est toujours remplie de reves...
Si seulement tout pouvait s'arreter...
Enfin cette journée va bientôt se terminer, elle est sans fin, le bout n'arrive jamais. J'ai passé la journée à réviser et à criser. Maintenant je suis complètement fatiguée et déprimée. Je n'ai pas pu me contrôler fac à la nourriture, je suis vraiment trop nulle.
Tout reviens, ce n'était qu'un surcis de quelques jours, le bonheur ne peut pas durer éternellement. Je me sent repugante, sans interet et surtout plus grosse que jamais. J'ai envie de vomir tellement je me dégoute.
Le moral ne suit pas, j'ai des idées noires, j'ai été seule toute la journée, personne ne rentre avant demain matin. Je ne suis pas allée avec les autres parce que j'avais peur de ne pas arriver à me contrôler mais ça n'a pas été mieux en restant ici.
Je n'arrête pas de penser à mon amie, à ce bac qui me stress et à cette nourriture qui hante mon esprit. Je n'arrive pas à me changer les idées, à calmer ma tention, je vais en devenir folle. Et puis ces pensées qui ne veulent pas sortir de ma tête. Si seulement tout pouvait s'arreter.
J'ai tellement peur qu'elle parte
Je viens de recevoir un sms de l'une de mes meilleure amie, depuis je suis bouleversée. Je lui avais envoyé un sms hier parce que cela faisait 2 jours que je ne l'avais pas vu. Je ne me suis pas trop inquiètée parce que je me suis dis qu'elle devait réviser pour le bac blanc et que c'était pour cela que je ne la croisais pas dans les couloirs. Donc hier soir je lui ai envoyé un sms pour lui demander comment elle allait et pour lui dire qu'elle me manquait et il y a une heure j'ai reçu une réponse d'elle:
Mardi soir j'ai eu une hémorragie, cela a été très dur j'aimerai tant qu'un jour tout soit fini. Je répond un peu tard à ton message, j'aurais voulu rentrer comme d'habitude à 4h avec vous... Aujourd'hui je vais un peu mieux, j'ai passé la journée chez ma grand-mère, pour le bac blanc je ne sais pas si j'aurai la force de venir. Pour le moment je vis au jour le jour. Bises.
Elle a une maladie depuis sa naissance qui provoque dans sa tête des hémorragies, elle fait de longs séjours à l'hopital et reste dans le coma pendant plusieurs jours voir plusieurs semaines. Cette hémorragie devait être moins grave que les précédentes parce qu'elle est rentrée chez elle.
Je me sens terriblement coupable de ne pas l'avoir appellé avant pour lui dire que je pensais très fort à elle. Je ne me suis pas inquiètée tout de suite, je n'avais même pas remarqué qu'elle n'était plus là. Je m'étais dit qu'elle révisait, je suis vraiment nulle.
Cette maladie lui pourrie la vie, elle se sait condamnée, sa maladie est incurable et j'ai vraiment peur de la perdre. Depuis tout à l'heure je n'arrête pas de pleurer, je ne sais pas comment faire passer mon chagrin, je pensais qu'écrire aller m'aider mais je pleure toujours.
J'ai si peur que cette maladie ne l'emporte trop tôt si vous saviez à qu'elle point je l'adore et je tiens à elle. Je lui ai déjà dit des dizaines de fois mais j'ai peur qu'elle l'oublie.
Je vais lui écrire une lettre demain parce que les lettre c'est notre grand truc, même si nous nous voyons au lycée pendant nos heures d'études communes nous nous écrivons quand même dans la semaine. Des lettres interminables parce qu'on aime tout se dire.
Tout à l'heure j'ai ressortie mon papier à lettre et j'ai trouvé une carte qu'elle m'avait donné il y a deux ans quand elle était rentrée de l'hopital. C'est un arbre avec un couché de soleil et dessous est écrit: « tout est possible à celui qui croit », j'ai pleuré en voyant ces mots, je me suis dis qu'il fallait croire en sa guérison, peut-être qu'un jour sa maladie ne sera plus incurable.
Mais voila aujourd'hui elle souffre, je l'ai déjà vu dans ces moments où elle ne tient plus debout, où elle veut mourir tellement la douleur l'assaille. Et puis un jour elle m'a raconté ses souffrances de l'hôpital parce que je n'ai jamais eu le courrage d'aller la voir là-bas. Elle m'avait raconté que la morphine la rendait malade, qu'elle n'arrêtait pas de vomir mais que seule cette morphine la soulageait de ses douleurs dans la tête. Maintenant à chaque fois que je la sais à l'hopital je pense à la souffrance qu'elle doit endurer. Cela me fend le c½ur.
Pour lui donner du courage dans ces moments là nous parlons des missions humanitaires que nous allons effectuer plus tard. Nous refaisons le monde, celui où le SIDA n'existe plus, où les enfants mangent à leur faim, où les guerres ne sont plus,... Nous nous plongeons dans notre monde, celui qui nous plaît tant.
J'aimerai quà ce moment elle reprenne le livre que je lui avais offert il y a deux ans. J'avais tenue un journal pendant ses 16 jours de coma, pour qu'elle les vivent même si elle n'était pas là. Je lui avais dit tout se que je ressentais pour elle, tout ce que je n'avais jamais osé dire ( surement par pudeur). J'espère qu'elle le relie et qu'elle sait que je suis avec elle.
Aujourd'hui j'ai vraiment peur pour elle, sa maladie l'avait laissé tranquille pendant 5 mois. Quand elle revient ce n'est pas bon signe parce qu'à partir de là les hémoragies sont de plus en plus fortes et de plus en plus fréquentes. Il faut qu'elle soit forte. J'ai trop peur qu'elle ne parte trop vite.
En pensant à cela mon estomac se noue, mes yeux s'emplissent de larmes, je la voudrais à coté de moi. Je la voudais guérie et que cette maladie ne soit qu'un mauvais souvenir.
J'ai tellement peur qu'elle parte.
bin jai trouver sa sul net ché po kes ce ke vx en penser alors laché vos coms ....